Just in Time

 


 

I’ll be seeing you, extrait de l’album.

 

Revue de Presse (à venir)

 

 

 

 

 

 

 

 

JUST IN TIME

MS102022CD, sortie d’album 29 janvier 2023

Pierre Guicquéro ( trombone, chant), Jérome Brajtman ( guitare solo), François Brunel ( Guitare rythmique),Dominique Mollet ( Contrebasse).

J‘adore cette formule de quartet qui malheureusement est trop rare!

Je ne peux m’empêcher de penser au quartet de Ruby Braff et George Barnes, configuration similaire mais avec une trompette. À la fois j’ai toujours adoré le binôme trombone et guitare et là je pense à un album fameux du célèbre tromboniste Frank Rosolino avec le guitariste canadien Ed Bickert, on se trouve avec deux instruments au registre médium et moelleux qui se complètent à merveille sans jamais se gêner au niveau des timbres.

Pierre est un soliste vraiment exceptionnel, à l’aise dans un grand nombre de styles et de formules, ouvert sur la musique actuelle sans renier la tradition du trombone, sa grande capacité d’écoute et sa culture musicale lui permettent de toujours faire corps avec les autres solistes et la rythmique, tout en défendant sa forte personnalité de soliste et de leader.

À l’écoute de Jérôme Brajtman (guitare électrique), je me conforte dans ma comparaison avec le guitariste George Barnes, au carrefour du jazz classique teinté de Blues par ses inflexions expressives (sans oublier l’ombre de Django et ses accords en tremolo, notre « Bluesman » à nous autres européens) et en même temps maitrisant le langage Bop et West Coast. Jérome est de plus un guitariste classique accompli, mais on ne distingue à aucun moment une quelconque raideur que l’on trouve parfois chez certains musiciens classiques se mettant au Jazz, ici on ne saurait dire si c’est un guitariste classique qui fait du Jazz ou l’inverse, et c’est tant mieux!

Grace aux arrangements de Pierre et Jérôme, qui donnent une grande cohérence à l’ensemble sans jamais étouffer le plaisir qu’ont les solistes à improviser, François Brunel à la guitare acoustique et Dominique Mollet à la contrebasse fournissent un jeu très interactif avec les solistes. Cela change des rythmiques souvent cantonnées à un rôle de pompe dans ce type de formule, ici on sent une envie délibérée de s’entourer de très bons accompagnateurs que l’on peut également apprécier comme solistes grâce aux nombreuses interventions qui leur sont accordées. Le choix d’une seconde guitare mais acoustique et qui fournit un accompagnement très ouvert (comme dans le quartet Braff/Barnes), permet de rajouter du contraste, de la profondeur à l’ensemble sans empiéter à la fois sur la guitare électrique et la contrebasse.

On attend avec impatience un second Opus!

Gilles Réa.

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